Dimanche, 19 Novembre 2017
Mairie de Villegailhenc

                  Historique du village


  

 

Villegailhenc est une commune située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

 

Selon une très ancienne chronique le village aurait été à l'origine une Villa – maison de campagne- fondée par le Général romain Galien vers l'an 70 de notre ère. Le nom de ce lieu « Villa Galiéni » atteste de cette origine. La découverte d'amphores lors de l'adduction d'eau nous incite à croire à ces lointaines affirmations.

 

Par la suite la terre de Villegailhenc a toujours appartenu au Roi et de ce fait n'a jamais eu de Seigneur propre, mais seulement des seigneurs dits « engagistes » qui affermaient la terre.

 

Il faut remonter en 1210 pour trouver trace d'un Pierre Gailhard , Coseigneur pour un tiers, auquel le Roi succéda pour cause d'hérésie albigeoise. Celle-ci était fortement implantée dans le pays et Villegailhenc fut souvent un lieu de réunion des hérétiques appelés Cathares.

 

 

C'est le 7 février 1790 que des citoyens actifs au nombre de 75 se réunissaient dans l'église pour constituer la première municipalité.

De 1790 à 1791 Guillaume de Cardaillac en fut le premier maire.

 

Le village situé au confluent du Trapel et du  Merdeau est éloigné d'environ 8 km de la Montagne Noire. Le lieu est actuellement traversé par la départementale 118, auparavant route impériale et royale.

 
  

 

 

De 1005 âmes en 1793 à 1666 en 2016 – même si une baisse conséquente de la population fut constatée fin des années ’50 début des années ’60, l’augmentation démographique nécessita un  réaménagement du territoire.

      

 

C'est ainsi que des lotissements ont vu le jour, que l'eau et l'assainissement ont nécessité de nombreuses  rénovations, que l'éclairage public a fait un bon en avant. Sans omettre l'incontournable sécurité routière pour tous, le traitement et l'enlèvement des ordures ménagères, l'église, le cimetière, les écoles, les terrains de sports, etc…

         

       

                                

 

 

La Petite histoire au sein de la Grande

 

 

HLM   -   LOTISSEMENTS

 

C'est en séance du conseil du 16 février 1960 qu'un projet fut présenté concernant la construction de HLM et surtout l'achat de terrains pour ce faire. Terrains revendus ensuite à la Société Coopérative des HLM de l'Aude.

 

De nombreux lotissements ont vu le jour et des maisons ont poussé comme des champignons. Une nouvelle volonté dans la politique du logement pour tous voulue pas la mairie.

 

Il faut noter que pour s'y retrouver le conseil décida, tout de même, en séance du 2 mai 1969 qu'il était grand temps d'installer des plaques nominatives aux rues du village.

 

 

EAU – ASSAINISSEMENT – STATION ÉPURATION

 

Notre village a le rare avantage de posséder une source communale qui lui permet de satisfaire aux besoins de ses habitants.  L’eau arrive de la source (donnée à la commune en 1957 et située dans un vallon en amont du domaine de Montipèze).

L’origine du réseau alimentation, pluvial, tout à l’égout fut réalisé durant les années 1958/59.

 

En 1959 notre commune se dotait d’une première station  d’épuration (une des premières de la région)  remplacée par une nouvelle opérationnelle en 1991, agrandissant sa capacité.

Toutes les infrastructures nécessaires au captage, à l’acheminement, au stockage dans des réservoirs situés en hauteur (La Pomme et la Bade) afin d’obtenir la pression nécessaire, stations de relevage, station d’épuration constituent des ouvrages souvent souterrains et hors de vue des usagers mais qui sont indispensables et couteux. Elles étaient à charge de la commune, cette compétence est désormais assurée par l’Agglo de Carcassonne depuis notre adhésion en 2013.

 

 

 

 

 

ÉCLAIRAGE

 

Les premiers candélabres, les premiers lampadaires, le premier éclairage de la voie publique : un vrai plaisir.

 

Pourtant cela a pris du temps avant que tout le village soit doté d'un tel système et le chemin parfois jonché d'anecdotes croustillantes comme celle rapportée en séance du conseil du 14 octobre 1959.

 

Au cours de celle-ci un conseiller mentionna une « ombre » dans le village. Après échange de vues il fut décidé que seraient mises en place deux lampes supplémentaires et le déplacement d'une déjà en service fut envisagé. Alors que lors de la même séance était débattue l'obtention d'une subvention extraordinaire pour la « Journée nationale des ...aveugles »

 

SÉCURITÉ ROUTIÈRE

 

Priorité absolue à la sécurité de tous  utilisateurs de la voirie municipale

 

Des gros travaux ont été exécutés et  terminés en 2015 sur la traversée du village pour que tous les usagers de la route, piétons (valides, à mobilité réduite ou handicapés), cyclistes, motards et automobilistes puissent y circuler en toute sécurité.

 

Finis les chevaux et autres charrettes à bras, le nouveau type de véhicules ( automobiles, etc.) nécessitait aussi des réglementations plus précises :

- déjà le 27 janvier 1963 une limitation de vitesse était instaurée dans le village à 50km/h.

- pour leur stationnement dans les rues du village (trop étroites) ; ainsi en 1971 une amende de... 10francs sanctionnait le non-respect de la signalisation en place et en 1974 l'interdiction de stationner sur les trottoirs longeant la traverse était ferme et définitive. 

- à l'ordre du jour de la réunion du conseil en date du 28 avril 1976 le premier sens unique voyait le jour Grand Rue (suite à de nombreux accidents)

 

La décision de remplacement au 1er janvier 2000 du dernier garde champêtre du village par un service de police municipale renforçait cette orientation sécuritaire.

 

 

ORDURES MÉNAGÈRES

 

Il fut un  temps où toutes les ordures ménagères étaient collectées par un particulier, rétribué par la municipalité, avec une charrette tirée par un cheval, moyen de transport qui servait aussi de corbillard.

Moyen qui au décès du cheval  fut  remplacé par un véhicule à moteur (soit une vieille carriole dont était ôté  une partie pour faire benne) à raison de deux ramassages par semaine. De poubelles s'entend...de défunts on ne sait pas.

Jusqu'en 1971 lorsque la benne rendit l'âme.

En attendant c'est la commune de Conques qui permit grâce à son camion benne un ramassage, trois fois par semaine les lundis, mercredis et vendredis

 

En séance du 07 juillet 1977 les communes du canton envisagaient la création  d'un syndicat (SICTOM) assurant le ramassage et le traitement des ordures ménagères. Profitant du four d’incinération créé en 1981 sur la commune de Conques, et qui aujourd’hui, depuis l’arrêté préfectoral de décembre 1999 est fermé pour des raisons écologiques.

Après la fermeture de l’incinérateur le syndicat adhère au SYDOM qui lui-même fusionne avec le SMICTOM de Carcassonne pour créer le COVALDEM mais entraîne  malheureusement aussi l’abandon de notre projet de la redevance incitative.

 

ÉGLISE

 

Il est notoire qu'en France chaque village, chaque commune possède son église. Même si celle-ci est la propriété de l’Église son entretien est à charge de la mairie. Tant l'intérieur que l'extérieur.

 

En 2015 une rampe d'accès pour handicapés a été mise en place par la mairie.

 

Notre église présente cependant trois particularités :

 

- La première est que son chœur est orienté vers l'Ouest alors que, en général, c'est vers l'Est.

 

- La seconde est le tableau qui se trouve immédiatement à gauche en entrant. Tableau peint par un prêtre de l'époque, l’abbé Chabaud et qui représente la Sainte Vierge entourée d'anges ou de chérubins dont les visages sont à l'identique ceux d'enfants du village, nourrissons à cette époque.

 

- La troisième est son carillon. Carillon de quinze cloches. Toutes prénommées (mais ce serait trop long à énumérer ici) et dons de particuliers à l'église. On retrouve traces de ces généreux mécènes dans les comptes rendus des conseils municipaux de l'époque.

Mais modernité oblige, le vieil instrument sur lequel il fallait taper du poing pour sortir Fa et Sol a été remplacé par un clavier électronique où deux doigts suffisent à offrir l'Angélus dominical.

 

Une très ancienne coutume de Langue d’Oc : le Nadalet qui veut aussi dire « petit Noël » en occitan, et qui consiste à sonner les cloches, tous les soirs à 19h, depuis la fête de la Lumière (Ste Lucie le 13 décembre) jusqu’au 24 décembre. Envolée de cloches qui rappelle pour tous le temps d’attente de Noël.

 

 

 

CIMETIÈRE

 

Si en 1962 et 1963 aboutirent les démarches concernant l'achat de terrains en vue de l'agrandissement du cimetière, une délibération du 06 avril 1965 faisait état de la manière dont allaient être attribuées les concessions.

 

 Ce n’est pas pour rien non plus qu'en 1973 fut construit le caveau communal d'attente. Quand on vous disait de prendre le temps…

 

Un columbarium a été installé dans l'année 2000 et vers l'an 2015 la chapelle du cimetière a été rénovée. Lieu de remerciements de grande qualité.

 

Entretenus par les services techniques municipaux les jardins et les allées sont nettes, les arbres bien taillés et aucun déchet ne jonche le sol. 

Maisons de pierre aux portes du paradis en quelque sorte…mais faut pas oublier de réserver.

 

 

ÉCOLES

 

Il existait à l’époque à Villegailhenc une école maternelle et une école primaire publiques, même une école privée catholique à l’Enclos St Joseph, rue de la Bade (fermée en 1969)

 

- Le 5 avril 1959 la nécessité de créer une classe de maternelle s'impose au village  allégeant ainsi les autres classes dont les élèves étaient nombreux (on en est à 35 enfants).

-1963 fut l’année de la rénovation des façades des écoles filles aussi bien que garçons. Un agrandissement de classe se fera aussi.

- En 1966 et 1967 rebelote : le nombre d'enfants scolarisés augmentant sans cesse on atteint les 45. Les nouveaux lotissements n'étant pas étrangers à ce phénomène.

- Ce sera finalement dans les années 70  que se concrétisera la construction de 5 classes de l'élémentaire, 2 classes de la maternelle et d'un logement de fonction, décision du conseil en date du 04 janvier 75 pour être précis.

- Une troisième classe de maternelle vit le jour en 2007

 

 

 

TERRAINS DE SPORT

 

Heureux village qui dispose de deux terrains de sport.

- Un terrain d'entraînement éclairé et très bien entretenu par les services municipaux

- un terrain d'honneur où se déroulent les rencontres officielles de foot et de rugby, presque tous les weekends. Ce dernier entretenu par une société privée payée par la mairie.

 

C'est en séance du 1er février 1967 que la proposition de cession de terrains en vue d'un aménagement pour le sport est à l'ordre du jour. En celle du 13 avril suivant l'achat d'un terrain de 3500m² est décidé d'autant qu'il jouxte, grand avantage, les écoles.

 

Dans les années 77  la modification des vestiaires, la mise en place de sanitaires, la rénovation des douches, des travaux d'agrandissement, la mise en place d'un éclairage supplémentaire et la pose d'un grillage de protection du côté des habitations, etc... sont autant de travaux effectués.

 

Au terrain d'honneur aux spacieux vestiaires réalisés par les employés municipaux et inaugurés le 17 octobre 1998, s'ajoute l'installation d'Algecos faisant office de local de réception pour les clubs de foot et de rugby.

 

 

 

Quelques anecdotes

 

- Un endroit où implanter une cabine téléphonique automatique prévue pour la fin juin mis en délibéré en séance du 21 avril 1971. Cabine finalement installée devant la mairie de l’époque. Moyen supprimé en 2016, téléphone mobile oblige.

 

- En séance du 08 février 1969 une réunion des maires du canton pour un projet de passage d'une autoroute au Nord du village. Projet heureusement mort-né

 

- Un château, propriété privée située dans le village et racheté par la municipalité fit l’objet de transformations. C’est en 1991 que fut prise la décision d’y créer les ateliers municipaux et de changer le bâtiment, à gauche de la tour,  en bureau de Poste (inauguré le 10 avril 1993).

-        Tandis que le 15 avril de la même année les clés des locaux rénovés, dans une autre pièce du château, à l’intention du Club du 3ème Age, ancêtre de l’Amicale des Séniors,  étaient officiellement remises.

-        D’autres clés furent encore remises le 19 mai 1994 pour les locaux situés au premier étage et destinés à l’Association Familiale d’Aide aux Infirmes Mentaux (AFDAIM). Qui, après déménagement de cette dernière, furent  réaménagés pour l’association AudeVacances et un cabinet de kinésithérapie.

La place fut  rénovée, en 2014,  en agréable espace public, d’un parking  et d’un « canisite ».

 

- Le passage de la flamme olympique : moment historique  le vendredi 24 janvier 1992 lorsque la flamme des Jeux Olympiques d’Hiver à Albertville, durant son tour de France, sur le tracé de Mazamet à Carcassonne, passa par notre village. Flamme d’ailleurs portée par un de nos jeunes concitoyens.

 

 

- 2000. Dans le cadre des festivités qui célébraient le nouveau millénaire l’acte symbolique de matérialisation du méridien de Paris (Méridienne verte) fut concrétisé par l’implantation d’arbres sur son parcours, de Dunkerque à Barcelone. Villegailhenc faisait partie d’une des trente communes de l’Aude concernée par cette Méridienne verte. Le pique-nique républicain date de cette époque et rencontre toujours un énorme succès de nos jours, accompagné depuis 2013 par un feu d’artifice

 

- Le 25 janvier 1985 le Premier Ministre faisait l’annonce officielle du « plan informatique pour tous ». Initier à l’outil informatique tous les scolaires, l’ouvrir à tous les citoyens tels en étaient les objectifs premiers. Villegailhenc fut une des rares communes du département où chacun pouvait avoir accès à l’usage de l’informatique.!

 

- Le 25 avril 1989 fut planté place de la Rose d’Argent, à quelques mètres de l’emplacement du premier arbre de la Liberté (planté au village lors du 1er centenaire) son successeur, un tilleul qui y trône toujours fièrement.

 

- On ne compte plus le nombre de fois où les adeptes de la Petite Reine ont eu le plaisir de voir passer les coureurs du Tour de France précédés de la caravane publicitaire aux multiples gadgets

 

 

- Passage et arrêt devant la mairie du Président de la République, le Général De Gaulle le 25 février 1960 à 17hrs  touchant à l’occasion la main aux Maire et conseillers municipaux. La population, avec présence des enfants des écoles et d’une grande partie des villageois, entonnait alors une vibrante marseillaise avant son départ.

 

- La salle polyvalente ; construite une première fois elle s’écroule sous le poids de la neige en janvier 1992. Le 26 juin 1993 était inaugurée la salle actuelle.

 

- La communication est aussi essentielle à l’information de la population. C’est ainsi qu’à l’initiative du conseil naquit en 1977 le premier bulletin d’informations municipales encore dans vos boîtes aujourd’hui. Sans omettre le rôle que jouaient à une  époque, depuis révolue,  le « tambour » et les haut-parleurs. En 2015 jaillissait du sol le panneau d’informations à l’entrée du village. Un site Internet municipal est également à la disposition des internautes et vous y êtes dessus… !

 

 

- La mairie, jusqu’en 1998 était située dans le bâtiment qui abrite actuellement la Maison des Associations (bâtiment datant de 1880), déménagea dans ses  locaux inaugurés le 17 octobre 1998, en même temps que la nouvelle rue des Effaches qui désenclavait tout le nouveau quartier.

 

- 2010 Villlegailhenc devient commune pilote dans l’Aude pour la mise en place du plan ZERO Phyto. Protégeons l’avenir de nos enfants et petits enfants en laissant une terre saine et en acceptant un peu d’herbe ici ou là.